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  • >>Télévision pour les bébés : un danger pour leur santé, pour leur développement et pour leur éducation

    20 novembre 2007

    Le CIEM alerte les parents et les éducateurs, interpelle les responsables de la protection des mineurs français et européens et demande aux pouvoirs publics l’interdiction de la commercialisation de chaînes pour bébés.

    Sommaire Le contexte

    L’émergence de chaînes pour les bébés de moins de 2 ans

    Deux chaînes de TV se partagent désormais les bébés en France. Baby tv qui s’adresse aux « tout petits » et Baby first qui cible les enfants de « 6 mois à 3 ans ». Les deux chaînes ont été autorisées par le Royaume Uni (OFCOM, instance de régulation) et n’ont donc pas besoin de passer devant le CSA. Aucune chaîne française n’avait été autorisée jusque là à diffuser en continu, 24 heures sur 24, des programmes visant explicitement les moins de 2 ans.

    La nécessité d’une action collective rassemblant tous les acteurs concernés pour faire prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant

    La commercialisation de la première chaîne en 2005 puis de la seconde en octobre 2007 a suscité une vive émotion chez les pédopsychiatres comme chez les éducateurs. Le CIEM qui rassemble un grand nombre d’associations impliquées dans l’éducation des jeunes et l’accompagnement des familles souhaite dégager une synergie entre tous les acteurs responsables afin d’aboutir à une situation conforme à l’intérêt de l’enfant et au principe de précaution. Le combat sera long et difficile, comme chaque fois qu’il s’agit de limiter la liberté d’acteurs économiques. Le CIEM souhaite soulever, dans une perspective constructive et dynamique, toutes les dimensions du problème que de telles chaînes posent à la société dans son ensemble : la dimension psycho affective, éducative, économique et juridique.

    Sommaire Les actions du CIEM

    Suite au constat des risques que la diffusion de ces chaînes fait courir aux bébés et très jeunes enfants, le CIEM a décidé de s’engager dans une panoplie d’actions complémentaires afin de mobiliser à la fois l’opinion publique et les autorités françaises et européennes.

    1. Mobiliser l’opinion publique autour de l’appel des pédopsychiatres français pour stopper la commercialisation de ces chaînes.
    Le CIEM incite les adhérents des associations qui le constituent à signer massivement cet appel : « Un moratoire contre la fabrique des bébés téléphages ! » sur le site http://squiggle.be/appel/ ?petition=2
    Le CIEM encourage également les abonnés aux bouquets Famille qui proposent ces chaînes à bloquer l’accès à ces chaînes.

    2. Saisir les autorités françaises responsables de l’éducation, de la santé et de la protection des mineurs dans les médias :

    1) Prise de contact avec la Défenseure des enfants pour envisager une action commune.
    2) Le CIEM saisit le CSA pour demander que l’instance de régulation fasse respecter par les opérateurs câble et satellite français l’article 22 de la directive Télévisions sans frontière qui interdit la diffusion de programmes susceptibles de nuire gravement à l’épanouissement physique mental ou moral des mineurs et prenne contact avec les autorités européennes concernées afin que ne soient pas autorisées à diffuser vers la France des chaînes commercialisées en direction des moins de 2 ans. La directive TVSF prévoit en effet que la protection des mineurs reste un des rares motifs qui peuvent justifier une restriction nationale à la liberté de diffusion même pour une chaîne qui dispose d’une autorisation dans un autre pays de l’Union .
    3) Le CIEM saisit le ministère de la Santé afin d’établir une réglementation en ce sens.
    4) Le CIEM saisit le ministère de l’Education nationale dans le même sens.
    5) Le CIEM saisit les commissions culture et santé des assemblées parlementaires.

    3. Saisir les autorités européennes responsables de l’éducation, de la santé et de la protection des mineurs dans les médias :

    6) Le CIEM saisit la division audiovisuelle de la Commission européenne.
    7) Le CIEM saisit la division des Droits de l’homme du Conseil de l’Europe.
    8) Dans le cas d’un refus d’action des instances françaises et européennes, le CIEM serait dans l’obligation d’intenter une action à l’encontre des autorités françaises compétentes devant les juridictions françaises et européennes pour non protection des droits de l’enfant.

    Mise à jour (mars 2008) : Télévisions pour bébés : l’action du CIEM se poursuit

    Sommaire Contacts :

    Sophie Jehel, [Email] (0612556382)
    Christian Gautellier, [Email] (0689861118)

    Sommaire Textes complémentaires en téléchargement

    Téléchargez ci-dessous les 4 annexes à ce dossier qui permettent d’approfondir les enjeux soulevés par les chaînes bébés ou de donner des références scientifiques aux risques énoncés.

    - Annexe 1 : Les enjeux psycho-affectifs (fichier pdf - 60 ko)

    - Annexe 2 : Les enjeux éducatifs (fichier pdf - 40 ko)

    - Annexe 3 : Les enjeux économiques (fichier pdf - 30 ko)

    - Annexe 4 : Les enjeux juridiques (fichier pdf - 45 ko)



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